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jeudi 3 décembre 2009

Prolifération des églises à Kinshasa, un effet de la crise économique ?

D’entre de jeux, je tiens à préciser que je suis moi même un chrétien qui fréquente une église de réveil. Donc, ne croyez pas que je fais une analyse comme quelqu’un du dehors qui ne porte pas dans son cœur le courant de réveil.

Seulement, il est un fait que l’on constate actuellement à Kinshasa, c’est que les Eglises de réveil sont devenus très nombreuses, à croire qu’il s’en crée une nouvelle par jour. On estime que ce phénomène a commencé à prendre de l’ampleur depuis le début des années 90, après les pillages qui avaient mis à terre l’économie du pays.

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Il existe une avenue où on a répertorié plus de 250 églises. Quand on sait que les parcelles dans lesquelles sont hébergés ces églises sont collés les unes aux autres, on peut comprendre l’ampleur du tapage nocturne comme diurne qui résulte de l’organisation des cultes à la même heure (surtout le dimanche avant midi) ou encore des veillés de prière pendant lesquelles les baffles sont mis à contribution pour que le plus grand nombre (même ceux qui ne le veulent pas du tout) puisse être informé de l’activité qui se déroule. La réplique que font les organisateurs de ces veillés de prières avec baffles et musiques contre les accusations de tapage nocturne, c’est que les mêmes personnes qui se disent victimes ne se plaignent pas quand ce sont les bars qui jouent de la musique toute la nuit et dorment même un sommeil profond à l’occasion.

Dans la grande majorité, ces églises ont presque la même doctrine. les différences doctrinales réside souvent dans la reconnaissance ou dans le refus de la trinité ou du ministère des femmes,  la méthode de baptême,

Ce sont ces différences doctrinales et des problèmes d’argent (offrandes et dîmes) et parfois même de femmes qui poussent certains à quitter leur église pour aller ailleurs si pas en créer une autre. Mais, cela ne veut pas dit tout dire qu’il n’y a pas des missions authentiques qui viennent du Seigneur lui-même. Sauf qu’il semble qu’à l’allure où vont les choses, les ambitions personnelles semblent primer dans la création des nouvelles assemblées de prière.

Les gens estiment  que si l’économie du pays se stabilisait et qu’il y avait plus d’emplois, beaucoup des pasteurs abandonneront leurs assemblées pour devenir de salarié, nombres de ces églises étant souvent perçues comme des gagnes pains.

Mais, comme le dit le Pasteur Gédéon NDOLO, ce n’est pas tout le monde qui abandonnera l’œuvre du Seigneur, en prenant son exemple lui qui avait dû quitter un boulot bien payé parce que cela ne lui permettait plus de servir le Seigneur.

Qui vivra verra